PRESENTATION DU PROJET
- A. Choix du thème de la comédie musicale (Etude de cas)
« Et à Adam il dit : parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as alors mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre ‘’ Tu ne dois pas en manger ‘’, maudit est le sol à cause de toi. C’est dans la douleur que tu en mangeras les produits tous les jours de ta vie. Il fera pousser pour toi des épines et des chardons et tu devras manger la végétation des champs. A la sueur de ton front tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol… » - Genèse 3, 17-19.
Ce passage de la Bible corrobore implicitement le principe selon lequel tout être humain a droit à un travail, et donc, à un salaire convenable, proportionnel au service rendu, qui lui permettra de vivre raisonnablement jusqu’à la fin de sa vie. Et pourtant, au regard de la pauvreté croissante dans le monde, la situation actuelle ne nous laisse guère optimistes. Au jour le jour, la pauvreté prend des proportions inquiétantes, à tel enseigne que toutes les prévisions faites par les experts, ces dernières années, semblent mises hors de portée. En ce nouveau millénaire, la pauvreté ne devrait plus avoir droit de cité. Nous sommes conscients qu’il s’agit d’un phénomène universel ne datant pas d’hier, en revanche, il est inconcevable que 60 ans après la deuxième guerre mondiale, la pauvreté ait pris un visage aux formes variées et de plus en plus hideuses. Quelles en sont les causes ? Comment résoudre ce problème dans notre environnement immédiat et dans le monde ? Autant de questions qui pourraient trouver des réponses à l’issue de la campagne de lutte contre la pauvreté que compte organiser Artibano BENEDETTO, notamment à travers les représentations de la comédie musicales « Un toit n’a pas de couleur » programmées en 2007.
Avant de développer la problématique de la pauvreté afin de mieux disséquer son impact sur le bien-être individuel et global, il serait utile de pouvoir la définir succinctement. Ce qui est manifestement délicat. Car, la pauvreté est un mot qui paraît simple à comprendre aux premiers abords, mais en réalité elle recèle une signification plus complexe qu’on ne pourrait le croire. Mais nous n’allons pas nous fourvoyer dans des explications magistrales.
Pour mieux appréhender le phénomène, nous allons attribuer des déterminants à la pauvreté, comme le proposent certaines institutions spécialisées des Nations Unies, en l’occurrence le PNUD. Aussi, distinguerions-nous :
- La pauvreté monétaire : celle qui a trait à l'absence ou l'insuffisance de revenus monétaires ou de moyens de consommation. Elle est celle que nous connaissons sans doute le mieux.
- La pauvreté humaine : c’est-à-dire l'ensemble des manques : faible espérance de vie, déficit de santé, faible niveau d’instruction, mauvaise qualité de vie, absence de vie collective. Cette approche est plus pointue, car elle définit la pauvreté comme étant une forme de privation d’un nombre élevé de potentialités humaines d'un individu. Les multiples offenses aux libertés individuelles et collectives peuvent y être assimilées (oppression morale, harcèlement, manque de capacité de décision, absence de choix, etc.).
- La pauvreté économique : dans ce cas de figure, la pauvreté se traduit par un faible niveau de capital humain, l'exclusion d'une frange importante des forces de travail de la nation, une productivité du travail réduite et finalement, une déperdition des capacités de production. La pauvreté et le sous-développement s’enchevêtrent au point de produire un cocktail de misère explosif et exponentiel. C’est la raison pour laquelle les politiques du monde entier ainsi que les organisations internationales sont constamment polarisés sur la question en vue d’endiguer le non-développement dans la majorité des pays du sud.
- Nous pouvons citer aussi, la pauvreté sociale, politique, culturelle, scientifique, intellectuelle, etc.
De ce qui précède, nous pouvons bel et bien mesurer l’incidence de la pauvreté dans notre vie quotidienne, entre autre : les déficits de revenus, la faim et la malnutrition, le manque d'accès aux services sociaux de base (éducation, santé, électricité, eau potable, infrastructures routières… ), aux services financiers etc. La pauvreté s’accompagne de souffrances et de douleurs faisant suite aux privations multiples que nous avons susmentionnées. Elle engendre des problèmes d'éthique, de justice sociale, de dignité humaine, d’aliénation, de droits de l’homme.
La Belgique n’en est pas épargnée. Comme vous le constaterez dans le point qui suit, la pauvreté a aussi élu domicile chez nous, y compris dans toute l’Europe. Cela confirme la thèse selon laquelle la pauvreté est l’affaire de tous. Ce qui explique largement l’intérêt que nous portons à la réalisation de notre comédie musicale sous la thématique de la pauvreté. Nul ne doit ignorer ce phénomène sous prétexte qu’il a une bonne qualité de vie, car de toute façon, d’une manière ou d’une autre, nous en subissons inéluctablement les manifestations quotidiennement. Relevons le défi ensemble !
- B. Problématique développée (analyse situationnelle)
Comme nous vous le disions, la Belgique ne demeure pas en reste de la problématique de la pauvreté. A en croire les chiffres publiés par les organismes spécialisés en la matière, il y a lieu d’émettre des craintes. Contrairement à ce que pourrait penser le commun des mortels, la pauvreté chez nous n’est pas l’apanage des SDF. Si il existe des imageries sociales qui sont qualifiées comme étant des indicateurs visibles de la pauvreté, par ailleurs, nous devons reconnaître qu’il y a aussi des signes feutrés de précarité sociale, souvent négligés, mais tout aussi éprouvants. Nous pouvons citer quelques groupes sociaux qui sont aujourd’hui en proie à l’instabilité socio-économiques : les familles monoparentales, les femmes, les personnes du troisième âge, les jeunes isolés les femmes, voire certaines catégorises de travailleurs tels que les indépendants. Et la liste n’est pas exhaustive. Si la Belgique peut se targuer d’occuper une place de choix en terme de stabilité sociale en Europe, en outre, près de 44 % de la population belge serait menacée de pauvreté sans la sécurité sociale. Sans les allocations, cette frange de la population ne saurait assouvir ses besoins vitaux (alimentation, logement, soins de santé, éducation, épanouissement personnel…). En 12 ans, la distribution des colis alimentaires a presque doublée. Signe inquiétant !
Fort des dures réalités qui régissent l’Europe à ce jour, la Commission Européenne a mis sur pied un projet de document, PAN Incl (Programme d’Action Nationale Inclusion), à travers lequel chaque Etat membre est censé décrire les mesures à entrevoir pour lutter contre la pauvreté au niveau national. Il s’agit de perspectives biennales. En Belgique, cette responsabilité est dévolue au SPP Intégration Sociale qui, en plus de la rédaction du rapport, doit assurer la surveillance des actions entreprises, avec l’aide des différentes entités culturelles et administratives. Les données soigneusement recueillies sont transmises aux autorités, en vue d’orientations politiques conséquentes. Ce programme bénéficie de la collaboration non pas seulement des cadres supérieurs de l’Etat, mais également des fonctionnaires, chercheurs, organismes, associations, Loterie Nationale (pour l’aide au financement), etc.
Nous pensons qu’entant que composante à part entière de la société belge, nous sommes aussi appelés à apporter notre pierre de contribution à l’émergence d’un Etat respectueux de la dignité humaine, du devoir civique, du concept de voisinage, des droits et libertés fondamentaux, et des valeurs humaines. Dans ce qui suit, nous situons notre place et rôle dans ce vaste programme de lutte contre la pauvreté.
En tant qu’artistes, pendant nos représentations et prises de contact, nous sommes amenés à rencontrer des gens issus des différentes strates sociales, toutes races et origines culturelles confondues. C’est une occasion idéale qui s’offre à nous pour échanger des vues autour des questions fondamentales se rapportant au développement personnel et au bien-être social. Dans nos discussions, nous avons constaté que le thème le plus récurrent sur lequel nos interlocuteurs s’appuyaient le plus était sans conteste « la pauvreté ». Nous en avons déduit que le malaise était général, quel que soit le niveau de pauvreté des uns et des autres. Dans le point I.A, nous avons suffisamment épilogué sur les types de pauvreté.
Vu que nous oeuvrons essentiellement dans la chanson et l’édition des ouvrages littéraires, nous avons résolu de mener une campagne de sensibilisation contre la croissance de la pauvreté, sur différents fronts, à la dimension nationale. Partant de là, nous avons suscité la motivation de toutes les associations qui composent notre plate-forme, nous citons : la SIPEM, l’I.A.C, le Logement Décent du Centre, Entraide-Humanitaire.be…, la liste est longue.
Nous avons commencé par mettre en ligne un site « www.pauvrewallonie.be ». Ce site se veut être un cadre de réflexion susceptible d’aider, les Wallons en particulier, voire tous les Belges, à partager ouvertement leurs points de vue sur divers sujets : l’actualité nationale et internationale, la gestion du patrimoine publique, la promotion culturelle et artistique, le développement des projets de société, l’éducation, le système de santé, l’intégration sociale, l’emploi, les loisirs...bref sur l’organisation générale de la vie citoyenne.
Le site « Lettres à notre pauvre Wallonie », actif depuis six mois, est un recueil de lettres ouvertes, pamphlets, textes littéraires, coups de gueule et de sujets de discussion via son forum. Ce site dénonce l’inaction de certaines structures sociales et institutions face à une pauvreté qui ne cesse de grandir.
Nous tenons absolument à faire en sorte que de la cogitation naissent des actions. Pendant nos innombrables réunions, nous avons donc jugé indispensable la création des structures d’accompagnement social pour joindre le geste à la parole, au nombre desquelles :
- l’Action Citoyenne Louvièroise qui est représentée par différentes associations louvièroises investies dans la recherche des solutions pouvant améliorer la qualité de vie des populations locales. Un projet de développement participatif a été soumis à l’attention des autorités publiques (début 2006), à travers les communes de toute la Belgique, en vue de donner la possibilité à tout Belge de participer rationnellement à l’orientation des fonds de développement. Cette démarche a l’avantage d’identifier facilement les besoins sociaux urgents d’un milieu donné et de s’assurer de la destination des fonds octroyés. Nous sommes encore en attente de la réaction des autorités.
Des actions de lutte contre l’injustice sociale ont aussi été entreprises par Artibano à l’étranger. Le Maroc, dans un premier temps, où il coordonne avec des dirigeants locaux des activités de soutien à l’épanouissement des jeunes en difficulté. Un projet est en cours d’élaboration pour la République Démocratique du Congo. Grâce à la collaboration d’un groupe d’humanistes congolais (prêtres, humanitaires, journalistes, producteurs), Artibano envisage d’implanter une structure d’aide à la jeunesse. Lors du visionnage d’un DVD relatif à une émission dédiée aux jeunes férus de la culture générale, réalisée dans de très mauvaises conditions techniques, il s’est aperçu de la nécessité d’allouer des moyens adéquats à la production (ordinateurs, matériel technique, consommables...), eu égard au professionnalisme de l’équipe et à l’intelligence des intervenants. De même qu’après l’écoute d’un CD produit par un groupe congolais, Soleil Levant, il n’a pas rechigné à planifier avec le responsable une co-production, pour 2007. Une partie des fonds servira au lancement d’un projet de microfincance. Enfin, une collecte de vieux équipements de salon de coiffure sera organisée à l’attention des jeunes des quartiers défavorisés du Congo dans le cadre d’un projet de réinsertion qu’il entend parrainer.
- Un battage médiatique a aussi été lancé sur les ondes de radio et télé, autour de la thématique de la pauvreté, notamment à la radio RCF-Liège où Artibano et Patrick LUBAKI ont clairement exprimé leur désir de justice et de paix sociales pour tous. La participation aux émissions télévisées est aussi planifiée. Nous rappelons la mobilisation, depuis 2005, d’une belle brochette d’artistes de Belgique, d’horizons culturels diversifiés (Belges, Italiens, Espagnols, Américains, Congolais, etc.) dans l’idée de réaliser des CD dont les textes des chansons témoignent en différentes langues que la pauvreté et la précarité sociale n’ont pas de couleur (en rapport avec le thème de la comédie). Nous sommes tous incontestablement touchés par ce fléau. Des affiches, tracts, vignettes, dépliants, ont été également distribués.
- Le MIDEM est un univers qu’Artibano affectionne depuis un peu plus de trente ans aujourd’hui. Il s’en sert chaque année pour interpeller les opérateurs culturels, artistes et barons de l’industrie musicale à niveler l’équilibre des forces en vue de promouvoir la concurrence loyale. Il conteste la suprématie des multinationales du disque qui indignement s’accaparent de toutes les parts du marché, notamment en achetant les labels compétitifs ou indépendants, consolidant de cette manière un pouvoir monopolistique.
Après le tour de table des actions de lutte contre la pauvreté soutenues par Artibano, vous pouvez sans ambages constater l’abnégation et la pugnacité avec lesquelles il s’évertue à contribuer à l’essor de développement, sans aucun mécanisme de financement, tant en Belgique que dans les pays de l’hémisphère sud. Et c’est dans cette même logique qu’il a fait sien le projet de comédie musicale « Un toit n’a pas de couleur » qui, au regard de l’intérêt que lui portent les sans abris, le monde associatif, certains consultants politiques de tous les bords, et surtout les artistes de toute la Belgique, ne peut qu’avoir une un impact rayonnant. La cerise sur le gâteau !
A l’instar d’Artibano, nous avons ce projet à cœur, car en plus de son aspect informatif, il aura la vertu de sortir du gouffre les sans voix.
- D. Dénomination du projet
Comme nous le soulignions plus haut, notre étude de cas a clairement démontré que la pauvreté dans notre pays n’avait aucune couleur. Quels que soient la catégorie sociale, la race, la religion, l’âge ou le sexe, les dangers de la pauvreté nous guettent tous de très près. Sur fond de cette réflexion, Artibano a eu la judicieuse idée de réunir autour de lui des artistes provenant de paysages culturels fortement colorés. Ainsi, a-t il réussi à gagner de leur part des sensibilités émouvantes, de riches expériences et une gerbe de qualités humaines et professionnelles autour d’un seul et même thème, à savoir la pauvreté. En laissant leur ego sur le pas de la porte du studio d’enregistrement, ces artistes ont prouvé qu’ils étaient tous solidaires à la vision d’Artibano. Autant la pauvreté peut nous priver d’une chaude demeure sans faire de distinction, autant faudrait-il rétrocéder un toit à tout le monde, sans tâtonner sur la couleur. D’où le choix de « Un toit n’a pas de couleur ».
- E. Logo-Mascotte du projet
La comédie musicale « Un toit n’a pas de couleur » s’est dotée d’un emblème de paix sociale. Il s’agit d’un logo qui sera conçu par un artiste de la place, symbole de notre objet social. Ce logo servira aussi de mascotte que nous allons mettre en vente sous forme de peluche et imprimés (cartes postales, affiches, vignettes…) et dont les recettes seront destinées au relogement des personnes qui ont perdu leur toit.
Chaque année, en fonction du thème de notre campagne, nous choisirons un logo-mascotte particulier.
- F. Organisation de l’administration du projet
- 1. Répartition des départements
- 2. Répartition des tâches au sein de chaque département
Producteur Coordinateur Général
Il veille à la réalisation globale de la comédie musicale, à chaque étape. Il s’assure du bon fonctionnement des départements qui constituent l’ossature de l’administration du projet. Il est le représentant officiel de l’organisation, et à ce titre, il est le garant des opérations et de l’état général des ressources humaines, matérielles et financières.
Assistant Administratif
Il a la charge de la gestion administrative. Il est le point de coordination entre les différents départements du projet. En charge de l'élaboration et de la conduite des activités, il chapeaute les documents juridiques, gère les ressources humaines, planifie les programmations en salles et studios, et est sous l’autorité directe du Producteur Coordinateur Général.
Secrétaire Rapporteur
Il est le modérateur des réunions de groupe. De ce fait, il rédige les rapports sanctionnant celles-ci et les publient à l’attention des participants. Il reçoit les listes des besoins matériels, techniques et financiers, dressées par les responsables des départements. Il organise l’archivage des pièces administratives.
Trésorier
Il s’occupe d’une manière générale des finances et budget. En d’autre mot, il engrange les recettes et s’assure de leur gestion rigoureusement. Le Trésorier est sous la tutelle de l’Assistant Administratif et du Producteur Coordinateur Général à qui il doit rendre comptes régulièrement. A trois, ils organisent des audits pour assainir la caisse.
Responsable de la communication
C’est celui qui sert d’interlocuteur valable entre l’organisation du projet et les tiers (centres culturels, écoles, universités, communes…). Il prend contact avec les partenaires, fixe des rendez-vous, propose l’organisation des réunions. C’est aussi un facilitateur artistique dans la mesure où il est le point de jonction entre les artistes et les médias et les sponsors qui proposent des interviewes, des séances de photos, des activités télévisuelles, des pubs…
Directeur Artistique
Il est en soi le coordinateur artistique. Il est le porte-parole des artistes en prestation. Il évalue les besoins réels avec la direction technique, planifie et gère les séances de répétitions, veille au bon déroulement des spectacles à toutes les étapes (costumes, maquillage, forme physique, chorégraphie, voix, expression…). C’est lui qui recrute tous les collaborateurs qui sont sous sa gouverne (voir organigramme). Le Directeur Artistique doit travailler en étroite collaboration avec la direction technique.
Metteur en scène
Il est le cerveau de la comédie musicale. Il est le concepteur des scripts et les matérialise sur scène. Il est aussi appelé à travailler en intelligence avec le Directeur Artistique et toute son équipe, dans un climat de confiance.
Chorégraphes et danseurs
Il a en charge la chorégraphie bien sûr ainsi que la gestion des groupes de danseurs, mais aussi des chanteurs qui sont amenés à exhiber quelques pas de danses.
Chanteurs et Musiciens
Ils constituent l’épine dorsale de la comédie musicale, car c’est eux qui porteront haut et fort le message qui sensibilisera le public à la lutte contre la croissance de la pauvreté.
Décorateurs
Un spectacle de cette dimension nécessite absolument un décor particulier. Nous souhaitons faire appel à des professionnels pour nous plonger dans un environnement plus vrai que nature afin que chaque scène nous rapproche de la pénible réalité sociale que nous fustigeons.
Costumiers et Maquilleurs
Indispensables pour toute comédie, ils joueront un rôle essentiel pour l’animation et la beauté du spectacle.
Coaches
Nous souhaitons engager plusieurs coaches pour préparer physiquement, vocalement et psychologiquement les artistes : coaches vocal (techniques de chant), sportif (aérobic), d’expression scénique (ex : modules d’improvisation), d’expression corporelle (mouvements du corps, sensualité, etc.)…
Logisticiens
Ils ont la responsabilité de la gestion de l’équipement musical et du matériel technique dans son ensemble. Ils ont également sous leur contrôle la gestion des stocks de fournitures (rafraîchissement, aliments, bouteilles d’eau, chaises, tables, costumes…).
Régisseurs
Ils veillent à l’état de la salle de répétitions et spectacles, à l’entretien de l’équipement musical et du matériel, contrôlent le son et la lumière.
Techniciens
De nombreux techniciens professionnels devront faire partie de l’organisation de la comédie musicale afin d’éviter des désagréments pendant les répétitions et les spectacles : électriciens, électroniciens, informaticiens, etc.
Protocole
Nous tenons surtout à recevoir le public dans une ambiance sereine. Nous voulons que ceux qui se présentent à nos spectacles soient satisfaits de la bonne qualité de notre service d’accueil. A ce sujet, nous engagerons des hôtesses et des commis d’accueil qui se chargeront de la vente des billets, de diriger les spectateurs vers la salle, de les accompagner dans les installations sanitaires si le besoin se fait sentir (personnes âgées, personnes avec handicap, enfants…), de servir le rafraîchissement pendant l’entracte, de repérer les fauteurs de troubles et les mettre hors d’état de nuire (au plus fort des cas avec l’aide de la police), de réagir spontanément en cas d’incident.
Data
C’est l’ensemble des données à stocker dans notre système informatique. Pour ce faire, nous avons besoin des services d’un analyste-programmeur qualifié qui va concevoir et gérer toute notre banque de données (diffusion et vente de billets, gestion des stocks, nombres d’artistes et de techniciens, nombres de salles, gestion de la vente des CD, etc.) et à chaque fois avec une analyse détaillée.
Web
Un webmaster est plus que nécessaire à l’heure des technologies modernes. Nous envisageons lancer un site Web spécialement réservé à la comédie musicale. Ce site fera la promotion de toutes nos activités (comédie musicale, concerts, CD, DVD, merchandising…) et celle de nos artistes. Nous comptons mettre en ligne la vente des billets de la comédie musicale « Un toit n’a pas de couleur » plusieurs mois à l’avance. Ce sera un excellent baromètre qui indiquera le niveau d’intérêt du public visé.
Un chat et un forum seront organisés quotidiennement pour mettre en rapport nos artistes et le public afin d’échanger autour des questions relatives à la pauvreté. Nous pensons que c’est un moyen efficace pour sensibiliser les gens, en particulier, les jeunes. Nous recueillerons aussi par la même occasion leurs desideratas et critiques objectives afin de réorienter nos vues.
Nous avons aussi l’idée de mettre en ligne des extraits de nos spectacles, dès le lendemain des représentations, en vue de susciter l’engouement et témoigner l’intérêt général de notre action.
Notre site Internet comprendra les menus suivants : Informations générales, Actualités de la comédie, Calendrier, Organisation, Galeries, Images à l’appui (extrait des spectacles déjà livrés pour encourager la participation), forum, chat, live (courtes séquence des spectacles en direct et des moments forts, interviews des artistes et membres de l’organisation, point de vue du public au sortir des spectacles…), le tout mis à jour quotidiennement.
- 3 Liste nominative des compétences : noms et attributions
Objectifs poursuivis
- Construire un projet commun de lutte contre la pauvreté, en regroupant les différents artistes de la Belgique, l’art étant un excellent moteur de communication sociale et de développement.
- Sortir le mot « Pauvreté » de notre vocabulaire journalier. Nous nous rallions au slogan célèbre « Make Poverty History », en français : Faites de la pauvreté un lointain passé.
- Peindre de façon burlesque notre société encline à l’égoïsme, à l’individualisme schizophrénique, à l’isolement socio-affectif, à la pression psycho-émotionnelle, nous coupant ainsi de nos propres réalités. La leçon éducative serait de repeindre notre société meurtrie avec des couleurs vives de sourire et de bonheur.
- Développer la communication et la socialisation au sein des groupes, partant du constat que nous avons établi dans le point ‘’c’’ de nos objectifs.
- Développer chez les enfants et jeunes des capacités motrices, imaginatives et langagières, tout en exprimant librement sa créativité. C’est aussi une occasion de les habituer à l’œuvre artistique engagée.
- S’ériger en tribune de discussion autour des questions liées à la société. Un excellent moyen par lequel des jeunes, adultes, hommes, femmes, gens de races, cultures et couches sociales différentes se solidarisent contre les violences sociales en proposant leurs propres solutions.
- Consolider une caisse autonome de lutte contre la pauvreté. Les fonds perçus lors des représentations seront destinés à l’encadrement des SDF et des personnes en situation particulièrement précaire. Aussi, souhaiterions-nous les aider à régler un certain nombre de leurs problèmes, sans devoir passer des années devant les comptoirs de l’administration publique.
- Capitaliser l’ensemble des expériences qui ont été réalisées en domaine de logement afin de pouvoir présenter au public, aux différents partenaires, aux médias et aux autres ensembles artistiques, le fruit de notre travail bien mûri et consenti, grâce auquel nous comptons tant soit peu améliorer les conditions de vie générales des personnes en situation précaire.
- Encourager les gens à s’informer et s’impliquer dans l’effort au développement, notamment à travers la création d’un conseil de voisinage : connaître son quartier et ses problèmes, les communautés linguistiques et culturelles qui la composent, développer la cohabitation sociale, participer à l’organisation de la sécurité, etc.
- Démontrer l’importance et l’impact de l’art et du monde du spectacle sur la vie communautaire, et par là, encourager les décideurs politiques, les responsables des centres culturels, les bailleurs de fonds et les médias, à s’investir considérablement dans l’organisation de ce type d’activité.
- Faire de « Un toit n’a pas de couleur » est une comédie musicale de développement. La création des œuvres d’art est œuvre d’esprit et l’esprit est la racine de tout développement. Ce qui justifie pleinement l’orientation de nos chansons qui sont habillées de textes engagés.
- Donner de l’espace aux jeunes artistes qui débutent dans le métier et qui aimeraient se lancer dans une carrière professionnelle. A travers cet objectif, Artibano aimerait combattre la rapacité des majors du disque qui n’attribuent aucune chance aux jeunes chanteurs n’évoluant dans aucune structure reconnue.
- Organiser des disco-forums et des comédies participatives. Le disco-forum est une activité qui consiste à former des groupes de discussion dirigé qui analyseront des chansons écrites sur fond de thèmes sensibilisateurs (la faim dans le monde, le racisme, l’égalité des chances, les valeurs…). Les membres des groupes citent les passages les plus évocateurs, échangent des points de vue, interprètent. La comédie participative est la réalisation d’une scène dramatique ou bouffonne à travers laquelle les acteurs sollicitent la participation du public par des techniques multiples : chuchotement, Appel des spectateurs sur scène pour chanter ou danser ou jouer un instrument, jeu de questions-réponses, mimiques, tempête du cerveau, etc. Ces jeux de rôle ont l’aptitude de développer l’esprit du groupe, l’amitié, et à grande échelle, la solidarité.
- Organiser des ateliers de théâtre pour les jeunes en vue de renforcer leurs connaissances culturelles et artistiques : expression du corps et du visage, concentration, mémorisation, étude de textes de différents auteurs, saynètes, improvisation, lecture, dessin, récitation, écriture, etc.
Fin